le kung fu

le kung fu
Le Kung Fu a été rendu célèbre grâce au cinéma avec des acteurs comme Bruce Lee et Jackie Chan.

Il y a quatre cents styles de kung Fu officiellement reconnus, tous sont descendant du fameux temple Shaolin.

Le temple de Shaolin est le berceau de la pratique du kungfu et du Zen, il est devenu un lieu de pèlerinage pour les pratiquants d'arts martiaux.

Le nom "Zen" signifie méditation. L'origine vient de l'Inde "Dhyana" puis de la Chine Ch'an.

Zen est un terme japonais, l'histoire raconte que Boddhidharma était un patriarche Bouddhiste venu d'Inde pour enseigner aux chinois et que le courant s'est répandu vers le Japon, c'est ainsi que nous connaissons ce terme.

C'est après l'arrivée de Boddhidharma dans le temple de Shaolin que sont né le Zen et le Kung fu.

Boddhidharma, était le prince d'une petite région du sud de l'Inde. Il serait né vers 483. Vers 527 l'Empereur de Chine invita Boddhidharma à lui rendre visite. Boddhidharma partit ensuite pour le Temple de Shaolin où il y resta jusqu'à la fin de ses jours vers 540.

Dés son arrivée à Shaolin, Boddhidharma constata que les moines étaient d'une mauvaise condition physique due à leur manque d'exercices.

Les moines de Shaolin reçurent de Boddhidharma des enseignements de yoga et des techniques d'arts martiaux indiens qui s'inspiraient de l'observation des combats d'animaux.
C'est ainsi que le Kungfu Shaolin a ensuite développé les techniques du tigre, du léopard, du dragon, de la grue et du serpent.

En définitive pratiquer le kungfu c'est être Zen, mais on peut maintenant aussi être Zen sans pratiquer le kungfu.

# Enviado el domingo 29 de enero de 2006 09:28

shaolin

shaolin
Les principes élémentaires du style ShaoLin sont d'amener les élèves à la compréhension physique, philosophique et psychologique des nombreuses techniques démontrées: comment affronter l'adversité et s'adapter aux mouvements de l'ennemi, sans faire d'efforts ni chercher à résister, comment se laisser courber en arrière pour ensuite revenir plus fort que jamais? Ces techniques ne s'appuient pas sur la notion de «puissance», mais sur celles de l'économie de l'énergie ainsi que de la modération qui permet d'éviter tous les extrêmes. C'est pour ces raisons qu'un véritable adepte pratiquant le ShaoLin évite d'employer la force. Il se montre souple, simplement, comme un ressort. Il cherche à se fondre harmonieusement avec la force employée par son adversaire - à en être le complément - et non le contraire.

L'école de Chisasibi se spécialise dans le style du Long Fist ou Chang Chuan. Quelques-un des concepts de ce style sont: de larges positions ouvertes, des mouvements continus, continuous movement, l'approche, la retraite et la relaxation. Le Long Fist se spécialise dans les coups de pied mais l'adepte de ce style peut également étudier plusieurs mouvements de mains variés afin de complémentariser sa technique. De plus, le Long Fist comprend un nombre impressionnant d'armes, incluant des épées à lames étroites et large, des bâtons en trois sections, des lances, des chaînes, des sabres, des bâtons, etc. Le style Long Fist se spécialise aussi dans les combats à moyenne et longue portée. Malgré que ce style possède aussi des techniques pour des combats à courte portée, l'adepte utilisera habituellement, par des manoeuvres variées, et pour se garder lui-même et son opposant dans un rayon d'action de moyenne ou longue portée. Ils peuvent alors appliquer habilement sa spécialité - les coups de pied. Également, même si les adeptes du style Long Fist s'entraînent parfois avec des positions assez hautes, ils demeureront bas lors des combats.

# Enviado el domingo 29 de enero de 2006 09:35

les arts martiaux chinois

les arts martiaux chinois
Il y a deux termes communément employés pour désigner les arts martiaux chinois: Kung Fu et Wushu. La signification du mot Kung Fu dans la langue chinoise est la suivante: un homme ou une femme qui se dévoue en pratiquant un art martial quelconque ou en exécutant toute autre discipline qui demande un entraînement rigoureux et intensif. Le terme Wushu signifie: les méthodes d'arts martiaux. Le mot Kung Fu est surtout employé par les chinois vivant dans le Sud de la Chine. Quelques uns d'entre eux ayant une connaissance profonde du Kung Fu sont venus s'établir en Amérique du Nord, il y a déjà très longtemps, et où ils y ont introduit leur art au grand public. Voilà pourquoi le terme Kung Fu est beaucoup plus employé en Amérique car il s'y est répandu en premier. Le mot Wushu est surtout employé par les chinois du Nord de leur pays.

Les arts martiaux chinois sont uniques par l'emphase qu'ils placent sur l'étude des habitudes et des tactiques de combat employés chez les animaux. À travers les siècles, la nature des oiseaux, des serpents, des animaux terrestres et des insectes a été fidèlement imitée afin de recréer l'essence individuelle particulière qui fait que chacun est en soit un combattant exceptionnel. Ces créatures étaient étudiées non seulement pour leurs habiletés de combat, mais aussi pour bénéficier de l'apport au niveau de la santé qu'ils pouvaient apporter à leurs cousins humains.

Il n'y avait pas de source particulière pour l'étude des formes d'animaux en Chine. Comme les artistes martiaux ont vu une excellente opportunité d'améliorer ou changer leur système de Kung Fu, ils y ont rapidement injecté les techniques et l'esprit de chaque animal qui inspirait le changement. Certains de ces styles ont même adopté le nom de l'animal avec lequel le style fut façonné: mante religieuse, grue blanche, par exemple. Cependant, il y a plusieurs formes distinctes, ce qui signifie plusieurs mouvements variés adaptés selon les situations rencontrées.

Récemment, la Chine a décidé de s'ouvrir un peu plus vers le monde et ainsi, par le fait même s'acharne à promouvoir les arts martiaux chinois qui font partie en quelque sorte de leurs traditions et coutumes. Ils ont créés et mis en place plusieurs fédérations et organisent des tournois d'envergure internationale. On peut voir lors de ces compétitions des formes (chorégraphies de mouvements continus) d'une beauté exceptionnelle oû s'additionnent prouesses techniques, agilité, endurance et acrobaties. Il est naturel de constater que les participants les plus performants gagnent lors de ces tournois. Pour avoir des formes spectaculaires, acrobatiques, artistiques et d'une grande difficulté technique, il faut s'entraîner avec rigueur et sans interruption ainsi que de maintenir une qualité de vie physique et mentale afin d'équilibrer notre système corporel et spirituel.

Les performances que nous pouvons observer dans les films et les spectacles aident grandement à promouvoir les art martiaux chinois. Cependant, il arrive parfois que les gens se forgent une mauvaise idée de ce que peut signifier en réalité la pratique des arts martiaux. Voilà la raison principale pourquoi il faut préserver la forme traditionnelle des arts martiaux chinois, soient les techniques de combat, les tactiques et théories de cet art millénaire. Les acrobaties et les déplacements flamboyants prennent beaucoup d'énergie et de temps avant d'arriver à les maîtriser parfaitement. Par contre, plusieurs formes de Kung Fu ou Wushu ont des applications simples à exécuter, des techniques de combat facile à appliquer, qui sont efficaces et avec lesquelles vous ne dépenser pas d'énergie pour rien.

Il existe une variété de styles d'arts martiaux chinois. Plusieurs de ces styles sont basés sur des théories et des méthodes adaptées à partir des mouvements effectués par les animaux, tels que les reptiles, les oiseaux ainsi que sur des phénomènes naturels. Également, certains styles satisferont différents types de personnes, par exemple, une personne avec un poids corporel assez volumineux, une petite personne, un homme fort, un autre plus faible, des gens agiles et d'autres pas. Aujourd'hui, il y a une bonne quantité de femmes qui pratiquent les arts martiaux chinois, mais cela était très différent il y a plusieurs centaines d'années. Plus particulièrement durant la dynastie Ching, il y avait beaucoup de femmes qui n'étaient pas très agiles avec leurs pieds et leurs jambes en raison de la coutume de ne pas vouloir voir leurs pieds grandir. On leur mettait donc des bandages pour empêcher les pieds de croître... et on leur disait que c'était un concept afin de préserver leur beauté. Évidemment, ils devaient recourir à un style d'art martial qui n'uitlisait que très peu leurs jambes.

Il y a même des styles qui conviennent à ceux qui boivent et qui deviennent chambranlants...! La plupart des arts martiaux (chinois, coréens, japonais, etc.) utilisent fortement les jambes, et qui constitue en fait une base fondamentale des principes même de l'art tel quel. Cette base est employée afin d'ajouter une forte puissance chez un individu ou tout simplement pour empêcher un adversaire d'attaquer avec efficacité. Le style du gars saoûl est néanmoins très instable, comme si la personne allait tomber ou partir avec le vent. Par contre, qu'en une attaque vient vers lui, il bouge, se courbe, tourne et même parfois tombe. Alors, l'attaque a donc peu d'impact sur lui. Il continue par la suite à tourner en rond comme si rien n'était et finit par appliquer sa force contre son adversaire qui ne l'aura jamais venu venir. Intéressant, n'est-ce pas?

Finalement, j'encourage les gens à pratiquer une certaine analyse et ils verront une grande amélioration dans leur cheminement martial. Étudier les théories de base profondément, lire plus à propos des différents styles incluant leur propre style. Par la suite, leur intérêt, la discipline, une bonne santé physique et mentale viendront, de même que l'auto-défense contre l'adversité. Nous devrions préserver les anciennes connaissances acquises car elles ont prouvées qu'elles étaient vraiment efficaces et qu'elles peuvent s'adapter à différentes situations, de même que résister au temps.
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# Enviado el domingo 29 de enero de 2006 09:38

definition du wushu par jet li

definition du wushu par jet li
"Je pratique le wushu depuis 28 ans. Au cours de toutes ces années, j'ai rencontré des milliers d'artistes martiaux et j'ai assisté à nombreuses démonstrations de styles d'arts martiaux, dont j'ai appris énormément. Voici mon opinion sur l'état général des arts martiaux, et sur le wushu en particulier.

Wushu, traduit littéralement, signifie : martial ("wu") art ("shu") - arts martiaux. Quant le wushu est apparu, son but premier était (et sera toujours) la survie. Chasser les animaux, se procurer de la nourriture, combattre contre la vie sauvage aggressive, survivre à de rudes conditions climatiques, et autres raisons ont donné naissance à ce mode de vie. "Wu" à lui seul veut dire combattre, ou attaque basée sur des principes militaires. Combiné avec "shu", cela transcende ce niveau et devient une compétence complexe, développée dans un but précis.

Le wushu s'adapte pour correspondre aux changements constants des besoins de survie des personnes. La survie en tant qu'objectif reste inchangée; les seuls changements sont les menaces et les circonstances auxquelles les gens sont confrontés. A l'origine, comme je l'ai dit, les gens utilisaient le wushu pour se protéger de la nature. Puis la race humaine a progressé d'un style de vie nomade à un style de vie sédentaire. D'un établissement proviennent de multiples établissements. Et soudain les gens se sont mis à se battre entre eux, et c'est ainsi que les formes du wushu ont évolué pour s'adapter au combat de personne à personne. C'est fondamentalement la même histoire qui s'est produite à des échelles différentes : combattre pour se protéger, pour protéger son domaine, pour une ville, partir à la guerre pour son pays. Chacune de ces situations sous-tend exactement le même but : la survie.

Et c'est ainsi qu'on arrive à la civilisation d'aujourd'hui - l'histoire, encore une fois, dicte que le wushu modifie sa conduite et sa forme d'exhibition. Qu'est ce que cela veut dire ? Avec l'avancée de la technologie, nous avons les armes, les canons, la bombe nucléaire, et d'autres armes sophistiquées. Apprendre le wushu ne se fait plus au service du combat corps à corps avec des tigres, des envahisseurs étrangers, et autres. Aujourd'hui, si vous tuez ou mutilez quelqu'un avec un mouvement de wushu stupéfiant issu d'un programme de dix ans d'entraînement intensif, cela ne vous sera d'aucune aide pour survivre. La police vous arrêtera pour meurtre, la société vous jugera sévèrement, et le bénéfice aurait été nettement plus rapidement atteint en appuyant sur la gâchette d'un pistolet munis d'un silencieux. Aujourd'hui, la société accorde de la valeur à la démonstration et la pratique du wushu d'une manière différente. Vous avez des évènements Olympiques diffusés pour la moitié du monde entier pour le divertissement. Vous avez les films d'action dans lesquels les personnages s'expriment à travers des séquences fluides d'arts martiaux. A présent, le wushu peut ouvrir la voie vers une carrière qui permet de gagner des millions. Ces millions se traduisent par un train de vie supérieur, ce qui comporte un grand avantage pour la survie. Notez que le but (la survie) est le même. C'est seulement le chemin vers la survie qui est différent. Une autre façon dont le wushu peut améliorer la survie (et celle-ci, selon moi, est la meilleure de toutes) est que sa pratique permet à une personne d'entretenir son corps et d'améliorer sa santé. Peu importe que l'on vive dans le passé, le présent ou le futur, on aura toujours besoin de prendre soin de son corps. La self-defense est une autre raison pour laquelle quelqu'un peut aujourd'hui pratiquer le wushu, mais je n'approuve pas vraiment cette fin particulière. Si vous êtes confrontés à un problème, il vaut mieux aller voir la police ou rechercher secours auprès d'une autorité fiable.

Je souhaiterais faire une distinction importante sur un point. Beaucoup de gens peuvent croire que seul le wushu a changé en même temps que le cours de l'évolution de l'humanité, mais ce n'est pas vrai. Regardez tous les nombreux sports pratiqués aujourd'hui - la boxe par exemple. Il y a longtemps, sans aucun doute, la boxe s'est développée comme un moyen de faire face à des conditions primitives de survie très dures. On boxait principalement pour tuer un agresseur. Mais les choses ont changé et les gens ne boxent aujourd'hui plus pour tuer des agresseurs. Certains désirent peut-être une carrière sportive illustre, et ils pourront ainsi gagner un train de vie de luxe. Il en est de même pour la lutte, l'escrime, le tir à l'arc et d'autres sports. Est-ce que vous pensez qu'ils avaient le même but tout au long de ces milliers d'années? Non, ils se sont adaptés perpétuellement aux nécessités issues des changements de conditions tout au long de l'histoire.

Il y a un autre point que je trouve intéressant. De nos jours, on associe le mot "kung-fu" aux coups de poing, aux coups de pied, aux champions d'arts martiaux, au combat. Mais le sens d'origine de "kung-fu" n'a jamais été employé dans le but de désigner les arts martiaux d'aucune façon. Le kung-fu se réfère à l'origine au temps et à l'énergie consacrés pour apprendre quelque chose. Un chef cuisinier renommé dépense beaucoup de "kung-fu" pour cuisinier les plats les plus savoureux. Un médecin subit énormément de "kung-fu" pour être en mesure de s'occuper des personnes malades. Un artiste martial utilise beaucoup de "kung-fu" pour pratiquer ses postures physiques de façon à les exposer au public un jour. Le terme "kung-fu" a été abordé par le public occidental grâce à Bruce Lee lorsqu'il est apparu sous les projecteurs et qu'il l'a utilisé pour décrire ses arts martiaux. A partir de ce moment là, une idée fausse s'est installée et les gens ont commencé à utiliser l'expression "kung-fu" pour faire référence à Bruce Lee, aux arts martiaux, aux coups de poing, aux coups de pied et à tout le système ayant un rapport. Ainsi il s'agit réellement d'une expression non appropriée, un mot dont le sens a été étendu à tort pour englober d'autres sujets. "
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# Enviado el domingo 29 de enero de 2006 09:41

le roi du kung fu

le roi du kung fu
Petit Dragon:


Bruce Lee est né le 27 Novembre 1940 (Année du Dragon) à l'hôpital chinois de San Francisco. Son père travaillait alors pour l'Opéra de Canton, à New York, à près de 5000 km a l'est, et le reste de sa famille (son frère, sa soeur, et ses grands parents) se trouvaient a plus de 8000 km dans la direction opposée. On comprend alors la petite chinoise du nom de Grace Li, qui venait de mettre au monde son quatrième enfant, se soit sentie perdue, isolée, fragile, étrangère en terre étrangère, et qu'elle ait désiré avant tout s'attirer la bienveillance des dieux: elle donna au bébé le nom de Li Yuen Kam et, si Li se transforma très vite en homonyme américain Lee, Yuen Kam qui signifie "Protecteur de San Francisco", demeura plusieurs mois attaché à l'enfant. Mais les caractères chinois de Yuen Kam se révélèrent identiques a ceux représentant le nom du grand-père de l'enfant, ce qui est un mauvais présage dans la philosophie orientale, et le petit Lee se retrouva affublé d'un prénom féminin signifiant "Petit Phénix". C'était une ruse imaginée par sa famille pour tromper les démons qui volent aux premières heures du jour, les précieux mâles et Lee le conserva jusqu'à ce que, des années plus tard, lui revienne le surnom _ justifié par sa naissance aussi bien que par son tempérament _ de Hsiu Loong, le "Petit Dragon". Quant au prénom qu'une infirmière de la maternité lui avait donné pour l'américaniser, Bruce, l'enfant ne l'entendit prononcer que treize ans plus tard, à l'occasion de son incription dans une école anglaise de son pays, au moment même où il commençait à s'intéresser de près à l'auto-défense et aux arts de combat. Et cette identité _ Bruce Lee _ qui devenait si tardivement la sienne, il allait, en moins de vingt ans de travail, d'efforts et d'ambition dévorante, la faire connaître au monde entier.


- Impossible de rester assis

Avec son père, Li-Hoi Shuen, comédien de vaudeville à l'Opéra de Canton, Bruce apprit quasiment en même temps à parler, à marcher, et à jouer la comédie. Mieux même: il n'avait pas encore fini de têter sa mère qu'il apparaissait déjà dans un petit film oublié depuis, "The Tears of San Francisco". Il est incontestable que Bruce fut un enfant précoce. Il était toujours en train de sauter, de courir, de jouer, au point que, quand il lui arrivait (très rarement) de rester assis, tout le monde s'inquiétait aussitôt en le croyant malade.

- Acteur à six ans




Il y avait encore autre chose qui s'ajoutait au charme personnel de Bruce pour en faire un chef incontesté: il était celui qui faisait du cinéma, et cela, à Hong Kong représentait quelque chose d'énorme. Ce fut bien sur grâce a son père qu'il put pénétrer dans les milieux cinématographiques de Hong-Kong, mais les deux Lee ne jouèrent cependant jamais dans le même film. Li Hoi Shuen hésita d'ailleurs longtemps, partagé entre la peur qu'il avait de voir son fils s'engager dans une carrière ausi aventureuse, et la fierté de sentir chez son gamin la montée d'un talent indéniable. En tout, Bruce tourna vingt films. Il fut sous-payé pour 19 d'entre eux. Et tous les vingt ont aujourd'hui disparu sans laisser d'autres traces qu'un vieil album de photographies jaunies. Mais c'est son premier film qui fixa son rôle dans les 19 films suivants: celui d'un petit dur. Sa première carrière cinématographique se termina avec "The Orphan". Le garçonnet des premiers films était devenu un solide adolescent, et la réputation du Petit Dragon commençait à s'étendre bien au-delà du cercle pourtant large des amateurs de cinéma. C'est qu'entre temps Bruce avait découvert la deuxième passion de sa vie et, fidèle à son habitude, s'y était jeté tout entier. Cetta passion, bien sûr, c'était les arts martiaux.





- Chef de bande



Hong Kong n'a rien d'un paradis. Trois millions et demi d'habitants s'y entassent sur moins de 75 km carrés. Dans le quartier pauvre de Mong Kok, il y a 400 000 personnes par km carré, ce qui signifie une densité de population égale à dis fois celle de la ville de Tokyo, et fait de Hong Kong une espèce de jungle urbaine où l'expression "lutte pour la vie" conserve quotidiennement sons sens le plus fort. Trop de gens entassés, trop peu de travail, trop peu d'équipements collectifs, cela conduit toujours à la même chose, que ce soit à New York, Londres, Tokyo, ou Kowloon; le développement de la criminalité et principalement, des gangs d'adolescents à la recherche de moyens de survie. C'était le cas à Hong Kong en 1953, quand Bruce Lee, que son père essayait d'éloigner du cinéma, passa de l'enfance à l'adolescence. "Depuis son plus jeune âge, il avait toujours aimé être le premier, raconte son frère Peter. Il n'avait peur de rien et se baggarait tout le temps." André Morgan, de la "Golden Harvest", va plus loin: "Bruce était un véritable "apache", un bandit." et Lee lui même confirma cela en 1967, dans une interview accordée au magazine "Black Belt": "j'étais un voyou qui cherchait la baggare; nous nous battions avec des chaînes, et parfois même avec des couteaux." A 13 ans Bruce, dont le domaine s'était agrandi de la cour à la rue, possédait son propre gang. Mais à la différence de beaucoup d'autres jeunes délinquants, ce n'était nullement la nécessité qui le poussait. Son père gagnait alors suffisamment d'argent pour que les Lee puissent vivre sans problèmes. Ce qui faisait courir Bruce, c'était tout simplement l'amour de la baggare. Et cet amour l'amena très loin: de son propre aveu, Bruce fut très proche de devenir un petit gangster aux ordres de la sociéte secrète de Hong Kong, la "Triad".


- "Gung-fu"

Ce qui le détourna de cet avenir vraiment peu glorieux fut tout simplement la découverte du Kung-fu que, très longtemps, dans son anglo-chinois des rues, il s'obstina à nommer "Gung-fu". Il voulait être en tout le meilleur. Quand on est chef de bande cela implique d'éliminer les concurrents au fur et à mesure qu'ils se présentent, et d'élargir sans cesse le territoire du groupe pour s'assurer contre toute tentative de prise en mains par un gang plus puissant. Ce qui signifie ne jamais cesser de se battre. [...] Comme toute pratique sportive un tant soit peu sérieuse, le Kung-fu ne se laisse pas découvrir en un jour. Ce n'est qu'au bout de plusieurs mois d'entrainement, à la patience et à la réflexion, que le pratiquant commence à entrevoir les réelles possibilités de l'art qu'il étudie...

- Yip Man



Le cas de Lee fut à la fois plus complexe et significatif. Au début, il essaya d'adapter ce qu'il apprenait le jour dans ses combats de rues de la soirée; il se mit à arpenter les ruelles et à provoquer tout le monde, dans le seul but de tester les mouvements qu'il venait de découvrir. [...] C'est à cette époque que Bruce Lee commença à sortir de la simple sauvagerie des combats de rues pour entrer dans le monde plus riche et plus stable du Kung-fu. Cette progression, d'ailleurs, il la devait principalement à la valeur indéniable de son premier maître en arts martiaux, un vieil émigré chinois du nom de Yip Man. En Lee il trouva d'abord un disciple passionné, puis un élève hors pair, et enfin un ami des plus fidèles. Lorsqu'il mourut, a l'âge de 70 ans, Bruce Lee, déjà star internationale, tint à venir lui rendre un dernier hommage...





- America, America

Bruce cependant, continuait à se battre chaque fois qu'il le pouvait. Mais ses rixes d'adolescents se transformaient maintenant en affrontements de bandes rivales de gangsters en herbe. Sur son territoire Bruce était dur et insolent et beaucoup de gens le détestaient. Le film qu'il tourna à l'époque, "The Orphan", lui permit d'ailleurs d'interpréter à l'écran un personnage très proche de ce qu'il était vraiment. [...]

Qui décida du départ de Lee en 1958?

En tout cas, Chinois né en Amérique et maintenant âgé de 18 ans, Bruce se trouva brusquement mis devant la possibilité de choisir entre deux nationalités, celle de Hong Kong ou l'américaine. Fut-il poussé par le seul souci de se mettre à l'abri de ses ennemis, ou le rêve de l'Amérique le dévorait-il déjà comme il devait dévorer bon nombre de ses compatriotes? Il semble probable que les deux causes aient dû jouer à parts égales quand, le 3 décembre 1958, avec cent dollars pour toute richesse, il s'embarqua en troisième classe sur le "Daisy May", un bateau de marchandises qui faisait route vers San Francisco. "Il partait au bon moment, rappelle Peter. Car certains de ses ennemis commençaient à parler de le tuer." Après des années à consolider et agrandir son domaine dans les faubourgs de Hong Kong, le petit chef de bande passionné de Kung-fu venait de choisir son nouveau territoire, plus immense, plus dur, plus fascinant: l'Amérique. Il abordait ce nouvel ennemi, en solitaire, comme il avait toujours abordé toutes choses: avec les poings serrés et, au coin des lèvres, le léger sourire de celui qui ne sera jamais tout à fait dupe.
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# Enviado el lunes 30 de enero de 2006 12:32